Villa Air-Bel


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« Air-Bel & les Surréalistes »

1940, traqués par l’invasion nazi, les surréalistes- André Breton et sa famille s’installent à la Villa Air-Bel, vieille bastide marseillaise louée par Varian Fry, qui leur obtient des visas pour l’Amérique. (pour en savoir plus …  www.villaairbel1940.fr)

Marseille, devenue la France Libre, subit l’intensité de la création. Des peintres de génie, Max Ernst ou encore Wifredo Lam et d’autres Surréalistes, vécurent dans l’ombre d’une arrestation ou pire. Ils continuèrent à produire.

Dans les années 80, la villa, abandonnée et pillée, a fini sous les passages des bulldozers. Son très riche passé gisait avec elle dans ses décombres. L’oubli, pourtant, n’a jamais été total. « Elle » survivait dans les écrits de Fry, de Peggy Guggenheim, entre autres. Pour rendre aux marseillais un pan de leur histoire faite de douleur, de crainte mais aussi d’espoir et de création, j’ai engagé une recherche longue et minutieuse afin de recréer virtuellement la Villa Air Bel telle que Breton, Ernst, Masson, Brauner,  Lam et bien d’autres artistes la connurent.

Rigueur et poésie ont inspiré cette série « Villa Air-Bel » dans une réminiscence des daguerréotypes produits par un outillage numérique le plus actuel.

Ce projet a reçu le soutien du Comité Marseille Provence 2013. Avec l’écrivaine Diana Pollin, j’ai co-signé un livre « Villa Air-Bel 1940-42, un phalanstère d’artustes » primé par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône et illustré un deuxième ouvrage « Thirty two acres of paradise » en version américaine.

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« Air-Bel and the Surrealists »

It is 1940, France invaded, and occupied by the Nazis has set up a Free Zone in the south. Marseille the great port city is the only gateway to safety for Europe’s greatest artists. André Breton and his family among other artists settle at the Villa Air Bel, an old manor in the rustic outskirts of Marseille rented by the American Varian Fry who will get them visas for New York. (read more www.villaairbel1940.fr)

1940. Marseille is free France. Amidst the gloom and the doom, the act of creating has never been so intense. Geniuses of Western art, like Max Ernst or Wifredo Lam and other Surrealists, are living in the shadow of a Vichy police arrest or worse. But they continue to paint, write, philosophize…Waiting for exit visas, they gather Sundays at the Villa Air Bel to thumb their noses at the fascists and keep alive the world they once knew.

Fast forward to 1982. The bulldozers have been at work, the Villa abandoned, plundered and sacked has been totally demolished. Its rich past lies under its ruins. Abandoned and plundered, certainly, but not totally forgotten, the Villa appears in Varian Fry’s writings and in Peggy Guggenheim’s memoirs. But, I felt this was not enough. So, I set out to give back to the people of Marseille a slice of their history woven in pain, fear but also hope and the delight of creating. I undertook a long and meticulous research about Air-Bel during the period of André Breton, Ernst, Masson, Brauner, Lam and others. My work aimed to restore the Villa to a virtual life on the Net.

Rigor and poetry have inspired the « Villa Air-Bel » series as a reminiscence of the legendary daguerreotype but using the most state of the art digital tools.

The Villa Air Bel project was sponsored by the Marseille Provence 2013 Committee. With the writer Diana Pollin, I co-authored a book « Villa Air-Bel 1940-42 un phalanstère d’artistes » (hard copy) which received a prize. Months after, I illustrated Ms Pollin’s American language adaptation, Thirty-Two Acres of Paradise, an ebook available on Kindle.

Quelques citations légendent  la Série créée en mémoire de la « Villa Air-Bel »:

 

« Je viens d’achever une année la plus intense que je n’ai jamais connue. En quittant New York le 4 août 1940, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. Même pendant les premiers jours et les premières semaines à Marseille… »  Varian Fry, Livrer sur demande – Villa Air-Bel , 1940-42

 

« …Où est la grille qui montrerait que si son tracé extérieur

Cesse d’être juxtaposable à son tracé intérieur

La main passe… »  André Breton , Fata Morgana – Villa Air-Bel , 1940-42

 

« …Rien de commun tu sais avec le petit chemin de fer Qui se love à Cordoba du Mexique pour que nous ne nous lassions pas de découvrir Les gardénias qui embaument dans de jeunes pousses de palmier évidées Ou ailleurs pour nous permettre de choisir Du marchepied dans les lots d’opales et de turquoises brutes… » André Breton , Fata Morgana – Villa Air-Bel , 1940-42

 

« … Ici le temps se brouille à la fois et s’éclaire Du trapèze tout en cigales Mystérieusement une très petite fille interroge André tu ne sais pas pourquoi je résédise… » André Breton , Fata Morgana – Villa Air-Bel , 1940-42

 

« Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement. » André Breton, Second Manifeste du Surréalisme, 1929– Villa Air-Bel , 1940-42

 

« … de notre compartiment de la nuit
Tu viens à moi de plus loin que l’ombre je ne dis pas dans l’espace des séquoias millénaires
Dans ta voix se font la courte échelle des trilles d’oiseaux perdus… » –
André Breton , Fata Morgana– Villa Air-Bel , 1940-42

 

« … Nous avions la chance de bénéficier d’un automne superbe un vrai été de la Saint Martin, qui s’est prolongé jusqu’à la fin décembre avant que nous tombe dessus un hiver exceptionnellement rigoureux. » Daniel Bénédite, la Vieille Charité – Villa Air-Bel , 1940-42

 

« Le succès couronna la première tournée de prospection, elles remarquèrent parmi de beaux arbres une grande maison aux volets clos donc apparemment vide. » Daniel Bénédite, – Villa Air-Bel , 1940-42

 

« La nuit est tombée comme une soupière… » Docteur Balthazar Thumin – Villa Air-Bel , 1940-42